Mérignac (33) : Des fouilles à l’îlot 2

Les recherches archéologiques sur la dernière portion de la ZAC centre-ville ont débuté lundi.

Depuis lundi, Céline Robert et ses collègues ont enfilé leurs bottes pour piétiner le sol meuble de l’îlot n° 2 de la zone d’aménagement concerté du centre-­ville, juste derrière l’ancienne maison des jeunes.

La grande surface plane ressemble à un terrain vague, depuis la destruction de murs et de bâtiments expropriés et les pluies récentes ont assoupli la surface. Mais le terrassement effectué depuis permet à la pelleteuse de se déplacer pour creuser les tranchées nécessaires aux recherches archéologiques que Céline et son équipe mènent au nom de Bordeaux Métropole. « On va en réaliser sept à huit sur la totalité du terrain » explique-t-­elle, postée au-dessus de la première d’entre elles. Profonde d’un peu plus d’un mètre elle s’étend sur vingt mètres de long et descend progressivement vers le milieu, par étapes, avant de remonter partiellement à l’autre bout.

Cinq centimètres à la fois

« Nous procédons par passes de cinq centimètres de profondeur à chaque fois. On gratte la terre petit à petit, il faut un excellent opérateur sur la pelle pour pouvoir s’arrêter quand nécessaire. Les indications de ce que le sol recèle sont données par un changement de coloration de la terre. Une tâche et cela signifie qu’il y a eu manipulation. On voit ici un espace plus sombre, dans lequel il y a eu un enfouissement », explique Michel Hautain, un des trois membres du groupe, penché au-dessus d’une zone sombre, avec un trou au milieu. « Mais, c’est uniquement des éléments contemporains, des fragments de tuile, de terre cuite ». Dans l’éventualité où l’équipe trouverait des éléments intéressants, elle doit les compiler dans un rapport qui sera transmis aux autorités archéologiques régionales. « Seul l’État est compétent pour décider si on doit entièrement explorer le site. Pour le moment, nous allons creuser sept à huit tranchées pour voir s’il y a quelque chose, en évitant les réseaux enfouis ».

Préserver les conduites

Le passage de conduites d’eau, de gaz, de câbles de télécommunication fait partie des aléas du métier. Certes, l’équipe travaille sur plans et a marqué l’existence d’un puits et l’enfouissement d’une conduite sous le chemin d’accès, mais elle sait qu’elle n’est jamais à l’abri d’une surprise. « C’est aussi pour cela qu’on doit avoir un opérateur de pelle mécanique, un ‘‘pelliste expérimenté ». » L’objectif reste de déterminer si le site recèle des vestiges à préserver sans pour autant le dégrader avant le lancement des travaux.

Le chantier de diagnostic archéologique va durer deux semaines.

Source : Sud Ouest – Lire l’article ici

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