À la recherche de la tombe de Nefertiti.

SUSPENSE.

The Nefertiti bust is pictured during a press preview of the exhibition 'In The Light Of Amarna' at the Neues Museum in Berlin, Germany, Wednesday, Dec. 5, 2012 due to the 100th anniversay of the discovery of the bust of the Nefertiti. (AP Photo/Michael Sohn, pool)/SOB124/4166426524/POOL PHOTO/1212051749
. (AP Photo/Michael Sohn, pool)/SOB124/4166426524/POOL PHOTO/1212051749

Même s’il n’a pas encore posé un pied sur le sol égyptien, l’archéologue britannique Nicholas Reeves y est attendu avec impatience… Pas un quotidien qui n’annonce ces jours-ci l’arrivée prochaine au Caire, le 28 septembre 2015, de celui qui a déclaré pouvoir prouver la présence de salles secrètes et encore inconnues contiguës au célèbre tombeau de Toutankhamon, dans la vallée des Rois, à Louxor. Dans une étude publiée cette année, le chercheur a en effet expliqué avoir détecté l’existence de « deux portes » dissimulées sous les décors peints de la chambre funéraire, l’une conduisant à une pièce de stockage, l’autre à « une chambre funéraire inviolée » qui, selon lui, pourrait bien être celle de Nefertiti, la célébrissime reine d’Egypte.

Des spéculations qui ont convaincu les plus hautes autorités égyptiennes, puisque dès son arrivée, Nicholas Reeves, actuellement à l’université américaine d’Arizona (Etats-Unis), devrait rencontrer Mamduh al-Damati, le ministre des Antiquités Egyptiennes pour se rendre en sa compagnie sur les lieux de tous les espoirs : le tombeau de Toutankhamon (KV62), l’enfant roi, mort à l’âge de 19 ans en 1324 av.J.C. La tombe de Nefertiti, l’épouse du Pharaon Akhénaton se cache-t-elle réellement derrière ces murs ?

Pas de contrôles radar dans un premier temps.

Pour vérifier cette théorie, les autorités égyptiennes ont accepté que des contrôles radar soient effectués à l’intérieur de la sépulture. « Ils ne se feront toutefois pas lors de cette première visite », a confié Nicholas Reeves à Sciences et Avenir. Ils auront sans doute lieu dans le courant du mois d’octobre, après qu’aient été obtenues, pour raisons de sécurité, les habilitations nécessaires pour leur utilisation dans la tombe, a expliqué Mouchira Moussa, le porte-parole du ministère des Antiquités. Ce second examen est prévu après l’arrivée d’un équipement spécial en provenance du Japon. Des « résultats préliminaires » devraient être néanmoins présentés lors d’une conférence prévue le 1er octobre au Caire. Coïncidence curieuse, le 20 septembre a été annoncée la fermeture au public de la tombe de Toutankhamon pour travaux de restauration… La réfection du sol de la fameuse sépulture serait à faire.

Source : Science & Avenir