Nouveau, sur le site Gallica .

BIBLIOTHEQUE Le bréviaire dit de Saint-Louis de Poissy entre dans Gallica (Communiqué du 10 avril 2017) La BnF enrichit sa bibliothèque numérique Gallica d’un nouveau trésor patrimonial : le bréviaire dit de Saint-Louis de Poissy. Commande royale de Philippe le Bel qui le fait réaliser pour promouvoir le culte de son grand-père saint Louis, ce manuscrit exceptionnel […] Gallica offre la consultation en ligne du bréviaire de Saint-Louis

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Mais où sont passées les 23 000 œuvres d’art «égarées» par l’Etat?

Mais où sont passées les 23 000 œuvres d’art «égarées» par l’Etat? Des tapisseries qui disparaissent d’une ambassade, un bureau qui se volatilise à l’Assemblée, un tableau perdu par une sous-préfecture… Une commission est chargée de veiller au bon suivi du patrimoine national.

De 1929 à 2000, les inspecteurs du Mobilier national ont régulièrement ajouté «vu» au numéro IA M70, lors de l’inventaire de l’administration centrale du ministère de l’Education nationale. Ces inspecteurs, qui ont pour mission de vérifier la présence et l’état des œuvres appartenant aux collections de l’Etat (ce qu’on appelle le récolement), ont vu pour la dernière fois le bureau M70 en 2000. Deux ans plus tard, un antiquaire contacte le Mobilier national : il a en sa possession le bureau marqué au revers du bonnet phrygien et du numéro IA M70. Le ministère n’avait pas constaté sa disparition.

Cette histoire est une de celles racontées dans le dernier rapport d’activité de la Commission de récolement des œuvres d’art de l’Etat (CRDOA), créée il y a vingt ans, à la suite d’un rapport de la Cour des comptes. Les auteurs y dénonçaient le mauvais suivi du patrimoine culturel national.

Pour en savoir plus sur ces œuvres disparues, Libération a exploité la base Sherlock entretenue par cette commission. Cette base de données en ligne contient près de 23 000 œuvres recherchées. 1 346 d’entre elles ont donné lieu à un dépôt de plainte pour vol ou disparition… Lire la suite sur Mais où sont passées les 23 000 œuvres d’art «égarées» par l’Etat? – Libération

 

Le passé comme marchandise

D’entre consternation et hilarité que celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire de France, à ses usages et à ses manipulations, ont regardé l’arrivée solennelle le dimanche 20 mars 2016, au parc d’attraction vendéen, le bien nommé Puy du Fou, d’une bague qui aurait appartenu à Jeanne d’Arc. Acquis pour la somme de 377.000 […]

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http://www.jeanpauldemoule.com/le-passe-comme-marchandise/

Mille ans de savoir-fer en Gâtine

Exposition jusqu’au 20 mars 2016 au musée d’Art et d’Histoire, à Parthenay (Deux-Sèvres) – entrée gratuite.

Cette exposition comporte en réalité deux thématiques en une : l’archéologie par les résultats des fouilles de Viennay et l’ethnologie par l’évocation d’un métier presque disparu de nos jours, celui du maréchal-ferrant. Tous les villages de Gâtine avaient leur forge, au début du XXe siècle, alors qu’aujourd’hui ce métier est devenu presque un « métier d’art ».

L’exposition se déclinera sous plusieurs chapitres de la pierre à l’objet fini :
– le fer en Gâtine aux périodes romaines et médiévales ;
– la production du fer en France ;
– les minerais et la réduction du fer en Gâtine ;
– les fours de réduction découverts sur le site de Viennay ;
– les opérations de forgeage ;
– l’importance du fer dans la création d’une ville ;
– les hommes du métier du fer ;
– les mythes et légendes.

Source : Inrap (ici)

Corrèze : un éboulement a défiguré les grottes de Lamouroux

« Nous avons perdu une partie de notre patrimoine », constate Nicole Taurisson, maire de Noailles, suite à l’impressionnant éboulement qui a détruit une partie des grottes de Lamouroux, jeudi dernier en fin de matinée.

Sur une cinquantaine de mètres, la façade de plusieurs cavités datant de la préhistoire s’est écroulée pour une raison encore inconnue, liée peut-être à l’érosion ou à des mouvements de terrain…

Source : Le Populaire du Centre – Lire la suite ici

21 eme Salon du patrimoine culturel

La 21e édition du Salon international du Patrimoine culturel se tiendra du 5 au 8 novembre 2015 à Paris, au Carrousel du Louvre

Le salon fédère les professionnels de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine bâti ou non bâti, matériel ou immatériel. Il réunit un public connaisseur et passionné, professionnels et propriétaires de biens.

Après 20 ans d’existence, le salon confirme sa place de carrefour économique et de vitrine d’excellence du patrimoine. 350 exposants se retrouvent dans une ambiance conviviale afin de développer leurs affaires et de capter de nouveaux marchés.

Avec le thème « Patrimoine et modernité », le salon révèle que le patrimoine est résolument tourné vers l’avenir à travers la réhabilitation de lieux patrimoniaux, l’utilisation des nouvelles technologies et des innovations dans le secteur, ou encore la cohabitation de l’architecture ancienne et contemporaine.

Retrouvez plus d’informations  sur http://www.patrimoineculturel.com

Informations pratiques :
Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, Paris 1er
5-8 novembre 2015, 10h – 19h (dimanche 10h – 18h)
Tarif normal : 11€
Tarif réduit : 5€ (étudiants, groupe de 10 personnes et plus) –

Un rapport sur les églises, c’est encore trop pour la ministre de la Culture !

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Alors que plusieurs églises ont fait récemment en France l’objet de démolitions, alors que le vandalisme ravage la Syrie et l’Iraq, ce qui indigne à juste titre notre ministre de la Culture, alors que celle-ci défend un projet de loi consacré au patrimoine depuis le parlement, un amendement à ce projet vient d’être repoussé par l’Assemblée Nationale, sur avis négatif à la fois du rapporteur de la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Patrick Bloche, et de Fleur Pellerin elle-même.

Que proposait ce scandaleux amendement ? Que le Gouvernement remette, au plus tard au 31 décembre 2016, un « rapport au Parlement visant à définir les axes du plan de sauvegarde de notre patrimoine religieux ».
Cela fait longtemps que le ministère de la Culture aurait dû s’interroger sur ce qu’il pourrait faire pour sauvegarder le patrimoine cultuel de notre pays. Or, selon Patrick Bloche, la loi de séparation entre l’Église et l’État suppose que l’on ne protège un édifice cultuel que s’il possède un intérêt patrimonial et non en tant que tel. Or, pour lui, « les outils existent, les alternatives existent, l’objet du rapport est déjà satisfait ». Comme si l’inscription et le classement (c’est à cela qu’il fait allusion) étaient des mesures qui protégeaient l’intégralité des édifices religieux présentant un intérêt patrimonial ! Ce constat est évidemment aberrant. D’innombrables églises importantes sur le plan de l’art et du patrimoine ne font l’objet d’aucune protection. Et malgré le malthusianisme de l’État en ce domaine, des églises sont inscrites et classées chaque année au titre des monuments historiques, alors qu’elles ne l’étaient pas encore. En suivant la même logique, on aurait pu les détruire avant qu’elles ne soient protégées, cela n’aurait pas été grave.
Les cas de l’église Saint-Jacques d’Abbeville ou de celle de Gesté démontrent amplement que le système français est très loin de protéger tous les édifices qui le méritent. D’ailleurs, l’existence de la Fondation du Patrimoine dont le premier objectif est de « sauvegarder et de valoriser le patrimoine rural non protégé », créée par une loi (2 juillet 1996) et reconnue d’utilité publique, témoigne évidemment que les bâtiments non protégés mais qui doivent être sauvegardés existent. Les églises représentent une partie importante de ce patrimoine.

Il n’était pourtant même pas question dans cet amendement d’introduire un degré de protection supplémentaire, ni d’étendre le nombre de protections. Il s’agissait juste de demander au gouvernement (et en l’occurrence au ministère de la Culture) de réfléchir aux actions de toute nature, notamment financières et règlementaires, mais aussi bien entendu aux actions de persuasion, de formation, d’information… qui pourraient permettre d’éviter les vandalismes à venir. Ce devrait être une des missions premières du ministère de la Culture et aucune loi ne devrait avoir à lui demander cela. Il ne le fait pas, et il s’oppose à ce qu’on lui impose de le faire !
Certes, la députée qui a défendu l’amendement a été – c’est le moins que l’on puisse dire – très maladroite, puisqu’elle a fait allusion aux « racines chrétiennes de l’Europe », un terme politiquement incorrect, forcément regrettable dans ce contexte et parce qu’il est parfois employé par certains extrémistes. On pouvait dès lors s’attendre à ce que d’autres députés s’indignent bruyamment de ce terme. Nous nous refusions à le croire, mais il faut pourtant l’admettre : la destruction des églises prend parfois un caractère idéologique. Pour certains maires, pour certains élus, une église qui n’est pas classée ou inscrite, n’a forcément aucun intérêt artistique, mais elle n’a aussi aucun intérêt historique. Au mieux, ce sont pour eux des bâtiments comme les autres, pas plus intéressants, pas plus symboliques qu’une grange ou qu’un pavillon de banlieue. Au pire, ils représentent l’ennemi. Laisser détruire toutes ces églises qui ne sont pas protégées, cela ne serait pas du tout pour eux une perte culturelle, ce ne serait pas un vandalisme. La ministre de la Culture qui devrait plus que tout autre comprendre l’importance de ce patrimoine prend ainsi par avance la défense des vandales. Rien d’étonnant, rappelons-nous qu’il y a quelques semaines, elle signait un « pacte culturel » avec Nicolas Dumont, le maire d’Abbeville.

Source : La tribune de l’art.

Pologne, une découverte fortuite ?

  • Un récipient en céramique contenant des artéfacts en bronze vieux de 3500 ans a récemment été découvert à Rzepedź dans la partie orientale des Carpates (Bieszczady) en Pologne.

    La découverte a été faite par un promeneur ayant remarqué un « pic » sortant de terre. Après être retourné chez lui, Łukasz Solon a contacté le Sanok Museum. Des archéologues sont alors retournés sur le site de ladécouverte et ont trouvé une pioche avec des fragments de bijoux qui étaient dissimulés dans un pot en argile de 25cm de diamètre; le tout renversé dans une fosse.

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  • Photo: D.Szuwalski

    « Tous ces objets sont en bronze. Le trésor contient une pioche, des dizaines de fragments d’un collier en spirale et un bracelet » rapporte Piotr Kotowicz, archéologue au Musée Historique de Sanok, « Pour moi, en tant qu’archéologue, c’est très important qu’après la découverte de l’objet, le découvreur n’ait pas exploré plus loin lui-même; au contraire, il a rapporté sa découverte et attendu les spécialistes. Cette approche est recommandable, et, d’un point de vue archéologique, cela préserve bon nombre d’informations qui auraient pu être compromises. »

    D’après Kotowicz, les objets trouvés sembleraient provenir du sud des Carpates: « Le trésor est probablement lié à une route de communication, qui allait des environs de Łupków Pass, puis passait par les vallées Oslawa et San ».
    Les objets en bronze de Rzepedź ont été datés, selon une première estimation, à environ 1500 avant JC. « Nous ne savons pas encore pourquoi ce trésor a été si soigneusement caché. La pioche et les bijoux sont de la culture Piliny, qui existait au sud des Carpates », note Kotowicz.

    Dans les années 1990, à Trzcinica près de Jaslo, environ 30/40km de Rzepedź, les archéologues avaient découvert les plus anciens villages fortifiés, vieux de plus de 4000 ans, avec de fortes influences Transcarpathiennes.

    Une étude est en cours à Krosno, en prélude à des recherches plus vastes, afin de déterminer si cette découverte est isolée ou bien si elle a été enterrée au sein d’un village de cette période.
    Source:
    Past Horizons: « 3,500 year-old bronze artefacts inside upturned pot found in south-east Poland »

 

Le trésor de la couronne de France dispersé

Patrimoine : le trésor de la couronne de France dispersé
Les héritiers du comte de Paris vendent plus de 200 objets ayant appartenu à leur illustre famille. Un patrimoine inestimable qui risque de quitter le pays.

 

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Gouache peinte par François d’Orléans, prince de Joinville. Plusieurs peintures de ce fils de Louis Philippe sont mises en vente par Sotheby’s les 29 et 30 septembre. Sotheby’s

Quand les prétendants au trône mettent le patrimoine national à l’encan ! Les onze héritiers du comte et de la comtesse de Paris(…) se séparent de meubles, tableaux et autres bijoux de famille au cours d’une vente exceptionnelle les 29 et 30 septembre.

Au catalogue ? Des œuvres signées des plus grands artistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Telles ces gouaches du peintre-décorateur Louis Carrogis, dit Carmontelle. Ou de Nicolas-Bernard Lépicié, portraitiste royal, qui nous laisse entrevoir l’intimité de la famille de France. Les toiles représentant le duc de Valois au berceau, futur Louis Philippe et arrière-arrière-grand-oncle du comte de Paris, sont particulièrement émouvantes.

Trésors nationaux

Le ministre de la Culture n’a pu s’opposer à la vente que de 3 pièces (sur près de 250), dont la sortie du territoire est désormais interdite. Il s’agit du livre de comptes du château d’Amboise et des portraits de Louis XIII par Philippe de Champaigne, mais aussi de la duchesse d’Orléans par Élisabeth Vigée Le Brun… En savoir plus sur Patrimoine : le trésor de la couronne de France dispersé –

Lire aussi sur La tribune de l’Art :

Nombreuses préemptions des musées français à la vente de la famille d’Orléans
Acquisitions – Versailles, Louvre, Eu, Musée de la Légion d’Honneur – A la vente des Orléans chez Sotheby’s, les Carmontelle ont été adjugés au prix record de 440 000 euros, et le second est resté invendu à 190 000 €. Le Louvre ne pouvait donc pas – à supposer qu’il en ait eu l’intention – préempter l’un de ces dessins. Il s’est cependant bien rattrapé en achetant 46 000 € le très important Une soirée chez le duc d’Orléans d’Eugène Lami… Lire la suite sur latribunedelart.com/nombreuses-preemptions-des-musees-francais-a-la-vente-de-la-famille-d-Orléans.

Source Le Point.