Nouveau, sur le site Gallica .

BIBLIOTHEQUE Le bréviaire dit de Saint-Louis de Poissy entre dans Gallica (Communiqué du 10 avril 2017) La BnF enrichit sa bibliothèque numérique Gallica d’un nouveau trésor patrimonial : le bréviaire dit de Saint-Louis de Poissy. Commande royale de Philippe le Bel qui le fait réaliser pour promouvoir le culte de son grand-père saint Louis, ce manuscrit exceptionnel […] Gallica offre la consultation en ligne du bréviaire de Saint-Louis

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CORSE. Découverte d’un temple dédié à Mithra.

« C’est une découverte exceptionnelle. »Daniel Istria, le responsable scientifique du site de fouilles de Mariana à Lucciana (voir notre édition du 7 février) se veut enthousiaste.

Le futur président du conseil scientifique du musée Mariana imagine déjà les retombées à venir. « Nous connaissons peu de choses des cultes à l’époque romaine, nous allons pouvoir avancer. »Sur les lieux, près de l’église de la Canonica, l’effervescence est de mise. Les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) s’activent comme des fourmis. Un ballet ordonné de petites mains, aidées par des pelleteuses et différents outils.

Devant leurs yeux, les vestiges d’un lieu de culte dédié au Dieu Mithra. Les fondations de la chapelle se dessinent laissant entrevoir le plan de l’édifice. Deux rangées de banquettes s’alignent parallèlement entourant la nef menant à la statue de Mithra : « les romains mangeaient allongés sur ces bancs, »précise Philippe Chapon, archéologue responsable des fouilles.La tête dans ses notes, le barbu aux cheveux blancs étudie le moindre objet. À la recherche de détails précieux, indispensable pour effectuer une datation : « Nous avons trouvé des fragments de statue où le fameux taureau est représenté. C’est ce qui nous permet d’affirmer que nous sommes face à un lieu de culte dédié à Mithra. »

Sur la statue retrouvée en partie détruite, divisée en trois morceaux, plusieurs symboles laissent entrevoir la représentation du Dieu vénéré.

Sacrifices de taureau et rites initiatiques
À l’origine Mithra est vêtu d’un bonnet perse, d’un pantalon phrygien. Il est figuré en pleine action, dans une scène très dynamique, où le vent gonfle son manteau. Autour du dieu et du taureau sacrifié, on note la présence d’autres animaux, un chien, un serpent, un scorpion (ou/et un crabe) mordent les parties génitales du taureau, autant de figures et d’actes symboliques. Le sang qui jaillit de la blessure, est aspiré par le chien pour permettre la régénération du monde, selon plusieurs experts.

L’édifice religieux n’impressionne pas par sa taille. Onze mètres de longueur sur six de largeur.

De quoi laisser aller son imagination. Au coeur des rites initiatiques pratiqués par les soldats des anciennes légions romaines. « Il y avait des sacrifices de taureau réalisés à l’extérieur du bâtiment. Ensuite les fidèles buvaient son sang. »

Les archéologues s’attellent à déblayer le bas du relief de la statue. Derrière, l’emplacement d’un grand four se dessine : »Ils pouvaient faire à manger pour plusieurs dizaines de personnes », explique un ingénieur. À l’intérieur, le lieu prenait l’aspect d’une caverne. Sombre, sans fenêtre, entre le mystérieux et le mystique. Juste la place pour voir les visages des visiteurs en adoration devant leur Dieu. Les lampes à huile trouvées sur le chantier étaient entreposées dans les niches du mur. Histoire de faire passer un soupçon de lumière dans la pénombre. « Ce culte était très populaire à cette époque, 100 ans avant J.-C., parmi les légions romaines. Les lampes à huile permettent de définir une datation aux alentours du IIIe siècle. Le lieu a été détruit et incendié au IVe ou Ve siècle. »

Une popularité éteinte par Théodose en 391 ap J.-C. à la fin du IVe siècle.

L’Empereur souhaite éradiquer les religions différentes du christianisme. Après l’instauration d’un décret, tous les temples non-chrétiens sont détruits ou remplacés par des églises. L’arrêt de mort du mithraisme : « Pourtant, le culte perdure pendant un certain temps à Mariana, » constate Philippe Chapon.

« Dommage que cela disparaisse »
Mais les fragments de marbre retrouvés détruits et brûlés par les scientifiques ne laissent guère de doute sur l’épilogue de la chapelle de Mithra de Lucciana : « Le lieu a ensuite été réutilisé pour un autre usage. Beaucoup de matériel a été trouvé. C’était même devenu un dépotoir. »

Aujourd’hui, le lieu de culte retrouve ses lettres de noblesse. De quoi satisfaire les créateurs du futur musée Mariana. Un projet soutenu par la municipalité de Lucciana, loin de faire l’unanimité du côté de l’opposition (voir notre édition du 09 août 2016). Les récentes découvertes pourraient les faire changer d’avis. Le musée archéologique a été créé juridiquement voilà quatre ans, en juillet 2012 pour donner à voir Mariana, témoin de plus de 2 000 ans d’histoire des premiers colons jusqu’à la domination pisane. Un véritable puits de culture à destination du public, alimenté par les récentes fouilles.

Des recherches qui pourraient aussi modifier les plans du tronçon de route, prévus à la fin du programme d’archéologie préventive en avril : « La conservation du lieu de culte pose question. Normalement il faudra libérer le terrain pour la construction de la route. À mon avis il faut la déplacer. Il va y avoir des négociations ardues entre la direction des affaires culturelles à Ajaccio (Drac) et le département de Haute-Corse. Mais ça serait dommage que cela disparaisse, » s’inquiète Daniel Istria.

Et pour cause, il n’existe aucun autre lieu de culte dédié à Mithra en Corse.

Il y en a même très peu en Méditerranée, « seulement quelques-uns en Afrique, en Espagne ou en Italie. »

Contacté, le département a confirmé l’existence de discussions :  » Nous attendons une réponse de la Drac, mais nous avons pris en compte et intégré ces nouvelles découvertes. »

Pas de quoi perturber les archéologues présents sur le site, habitués de ces situations. Peut-être ont-ils en tête cette phrase d’André Malraux : « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. Ce qui doit nous unir c’est l’objet de cette conquête… »

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À la Une

Ils découvrent un trésor dans le piano qu’ils viennent d’acheter

Selon les experts, le butin aurait pu être caché délibérément dans le piano il y a plus de cent ans.

Le trésor n’était pas dans la maison mais dans… le piano. Un magot d’or a été retrouvé dans un piano retourné à la boutique par ses propriétaires pour être réparé, peu avant Noël, signale la BBC…

Source : SFR – Lire la suite ici

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La folle histoire du chasseur de trésor prisonnier tant qu’il ne livrerait pas la cachette de son butin

Ses créanciers veulent savoir où il a placé l’or qu’il a trouvé en 1988 dans l’Atlantique.

Il était considéré comme l’un des plus grands chasseurs de trésors des temps modernes. Aujourd’hui, il est devenu le prisonnier avec l’un des secrets les plus fascinants de ce début de siècle…

Source : Slate – Lire la suite ici

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Lourde sanction pour le pilleur de l’épave héraultaise la Jeanne-Elisabeth

Des pilleurs de trésor étaient rejugés pour 18 000 piastres dérobées dans une épave héraultaise du 18e siècle.

Enfouie sous le sable par 5 m de fond, en face de la cathédrale de Maguelone, dans l’Hérault, depuis 1755, la Jeanne-Elisabeth va redevenir l’objet de fouilles des seuls archéologues sous-marin de la Drassm (*). La cour d’appel de Montpellier a ainsi soldé jeudi 1er décembre cette incroyable affaire de piraterie moderne et sanctionné des plongeurs qui avaient fait main basse sur 18000 des 24 000 piastres d’argent du trésor caché dans le bateau, en 2008, et jamais retrouvées…

Source : Midi Libre – Lire la suite ici

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Une exposition à découvrir à Paris : Les Temps mérovingiens…

Que savons-nous des Mérovingiens ? Attention, ici le « nous » ne concerne pas les spécialistes et autres experts et chercheurs en histoire du Moyen-Age, ni même les passionnés du dimanche qui ont déjà lu, voyagé et, en quelque sorte, rencontré beaucoup de Mérovingiens ces dernières années… Non, je voulais juste évoquer tous ceux, comme moi, comme vous, qui finalement ne connaissons presque rien de cette première grande famille régnante française… Enfin, « française », cela reste à prouver…

Oui, on ne connait – au moins de nom – que ce cher Clovis et sa belle Clotilde, le couple idéal qui aurait fondé la France. En fait, on se souvient aussi de la bataille de Tolbiac où l’un se battait vaillamment avant de tomber dans la religion de l’autre sans que l’on sache bien le rôle de chacun dans cette conversion très intéressée… Mais on chantonne aussi que le Bon roi Dagobert aurait mis sa culotte à l’envers sans même savoir que l’on doit cette chansonnette à la révolution française et non à la supposée maladresse du roi mérovingien pour se reculotter à la sortie de son bain… Enfin, on a bien entendu que cette famille avait sombré dans fainéantise et la paresse… sans trop savoir la part de vérité dans cette affaire !…

Source : Vivre à Chalon – Lire la suite ici

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Un livre, 11 énigmes et un trésor à trouver

Envie de devenir un véritable pirate des temps modernes ? Pas de doute, ce livre est fait pour vous et c’est assez logique puisqu’il renferme pas moins de 11 énigmes menant à un véritable coffre au trésor, un coffre renfermant des pièces d’or, des pièces d’argent et des pierres précieuses, pour une valeur de 50 000 €. Et non, ce n’est pas du tout une plaisanterie.

À la Recherche du Trésor Perdu est un véritable livre et il est actuellement mis en vente sur Kiss Kiss Bank Bank, à un prix démarrant à 20 € pièce…

Source : Fred Zone – Lire la suite ici

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Un trésor inattendu en héritage

Un homme a trouvé près de 100 kilos d’or dans la maison dont il a hérité en Normandie.

C’est en vidant la maison dont il était un des héritiers, en compagnie d’un commissaire-priseur venu évalué les biens, qu’un homme à découvert un véritable trésor. Dans cette demeure normande, pas moins de 100 kilos avaient été dissimulés un peu partout dans la maison. Dans des récipients, souvent des emballages de bouteilles de whisky ou des boîtes en fer blanc, dissimulés derrière des boiseries, vissés sous un meuble, ou encore cachés sous une pile de linge, un trésor insoupçonné dormait dans la maison…

Source : RTL – Lire la suite ici

La carte des trésors qui font rêver

Certains ont été mis au jour ces dernières années, à Pannecé, Clisson ou au Pouliguen. Ils ont fait le bonheur -et la richesse- de leurs inventeurs. D’autres trésors resteraient enfouis, parfois depuis des siècles, en Loire-Atlantique et dans les départements limitrophes. Certains reposent sur des légendes mais…

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Source : Presse Océan – Lire la suite ici

Finira t-elle au tribunal?

Christian Vlieghe, qui vit à Saint-Martial-sur-Né, aux portes de la Charente, pense avoir identifié la pièce retrouvée par la petite Lélia dans la cour de son école de Saint-Amant-de-Boixe. Ce passionné de numismatique a reconnu une « obole à l’o, une pièce en argent de 43 ou 45 grammes frappée du temps de Philippe IV Le Bel entre 1285 et 1314 ».
Christian Vlieghe a également noté « l’état remarquable » de cette pièce, bien meilleur que sur le site des monnaies royales. « En consultant un site numismate, cette pièce en argent peut prétendre à une valeur de 100€ vu son état remarquable. Le site de numismatique offre une pièce semblable, mais en plus mauvais état pour une valeur de 80€. Cette petite pièce d’argent vaut donc deux fois et demie la valeur d’1€ , ce qui laisse rêveur, explique-t-il. Il existe aussi une expression qui était courante dans la langue française mais tombée en désuétude: « Donner une obole ». Cela se traduisait au cours des messes chrétiennes par la collecte effectuée parmi les fidèles, dont les plus riches donnaient « une obole ». Comme quoi une trouvaille peut se révéler très riche en enseignements et je conseille à la petite fille qui l’a découverte de la conserver précieusement, sachant que cette petite pièce ne perdra jamais sa valeur , tout au contraire ».
Il conseille aussi à ses petites camarades de l’école de Saint-Amant-de-Boixe d’ouvrir les yeux dans la cour: « Il faudrait enquêter pour savoir comment cette pièce s’est retrouvée là, mais il y en a sans doute d’autres, d’autant que l’abbaye est tout près. »
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( source : la Charente libre du 7/10/2016

La petite Leila qui semble ne pas avoir déclaré sa découverte fortuite est passible des foudres de l’HAPPAH et par conséquence d’un procès. La délinquance commence bien jeune ! ( la rédaction ).